Revues

A Verse n°7, 86 p., toujours disponible : Revue semestrielle fondée à la toute fin des années 2000 par Blandine Poinsignon-Douaillier et par Cathia Engelbach, alors étudiantes à Paris IV, A Verse est une revue poétique qui fait la part belle à la génération de poètes né-es dans les années 80 et les années 90. Mêlant poèmes, textes théoriques ,entretiens avec des personnalités du monde de l’art, A Verse est une revue à la présentation soignée  et de très bonne qualité. On remarquera aussi son regard vers l’international avec, à chaque numéro, de nombreux poèmes traduits. Longtemps lecteur de cette revue, je suis donc honoré d’avoir pu côtoyer dans le dernier numéro des poètes comme Irène Gayraud, Henri Guette, Maazen Marouf ou encore Ernesto Kavi (liste non exhaustive de mes préférences), avec un extrait d’un ensemble de poèmes appelé « Nod » (issu du projet Par les chemins et par les grèves)

Extrait :

Extermination 2
Le signal du printemps : la lave dégorge des fenêtres.
Cela ne suffit pas pour tenir le monde dans une odeur d’orange – il faudrait les fleurs, plus les bourgeons, le ciel, pas le plafond de nuages…
Discutons, voulez-vous ?

La Transe
Je n’ai plus rien à vous dire.
Ce n’est pas la rosée qui m’a réveillée – mais le bruit
des orages sur mes volets

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Esprits Poétiques #4 « Sortilèges », 48 p., publié aux éditions Hélices en mars 2011, toujours disponible

Dans cette revue dont le choix de texte a été assuré par Dana Shishmanian, on retrouve nombre d’auteurs d’Hélices comme Emmanuel Berland, Laurence Bouvet ou encore Éric Dubois et quelques invités comme le slammeur JYB, tous invités à produire des textes sur le lien qui unit le poète au monde et les illusions, les sortilèges que celui-ci engendre.

Pour ma part j’y ai présenté un autre extrait des « Parties de cartes« , comme cela avait été déjà été le cas dans « le Recueil de l’Atelier« 

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Oxymore #3, 119 p., publié aux Éditions de l’Egouttoir en janvier 2010, toujours disponible

Dans cette nouvelle mouture de la revue est paru un nouvel ensemble de poème intitulé « Pour retrouver  Solveig » très largement inspiré de l’univers du Peer Gynt d’Ibsen

Nettement plus orienté vers le texte que le numéro précédent, Oxymore 3 présente un énorme dossier consacré aux créateurs de Betty Boop, les frères Fleischer, très bien documenté, avec des images et des traductions de l’anglais inédites en France. On retrouve à nouveau des planches de David Amram ou du Docteur C et, en ce qui concerne le texte, un long et très joli poème  de Vincent Legeay ou encore une petite pièce de théâtre de Pierre Vargha, tout à fait remarquable.

Extraits :
Le silence sous la pluie
c’est le plus facile à écrire

mais il neige sur les bois comme on feuillette des pages – c’est le même
dégout, la même blancheur – la même légèreté…

Lecteur ! alors que je suis assis sur cette stèle à tracer
des murmures à la cendre sur les dos et les robes des jeunes filles
j’imagine
Solveig aux yeux de brume, aux joues roses de dormeuse
(ainsi furent les déesses)
écarter les bras dans la neige
et former l’ombre
d’un ange

qui fera surface
pour la coudre à ses pieds.

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Oxymore #2, 80 p., publié aux Éditions de l’Egouttoir en janvier 2009, toujours disponible
Dirigée par David Amram, cette revue, publiée chez un éditeur de bande dessinée, se veut avant tout une plate-forme de création pluridsicplinaire. A titre personnel, je retiendrai particlièrement de ce numéro les planches de ce même David Amram, dans un style rendant hommage aux vieux cartoons, et celles de Docteur C, l’article d’Aurélien Allard sur les visions historiques de Benjamin et de Dupuy, ainsi qu’une interview jusqu’ici inédite de Julien Gracq
Quant à moi, j’y ai présenté la deuxième version de « La chute du soleil » (la première étant impropre à toute publication), long poème divisé en 19 petite parties. Cette version ne sera d’ailleurs pas la dernière puisque cet ensemble est à nouveau en chantier

Extraits :
J’ai tatoué des fleurs dans ton dos
Pour attacher ta peau à autre chose que du vide,
A autre chose
Que le monde.

Et j’ai voulu créer le même éveil sur moi
Entre deux miroirs posés face à face…
Des bruits ont avorté
Cette rêverie :

Des traces de pas,
Un éclat de rire
Sur le toit.


 
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